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Le conflit entre Wallons et Flamands

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Thibault
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Sexe:MasculinLionDragon
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MessageSujet: Le conflit entre Wallons et Flamands   Ven 11 Jan - 17:11

Tout le monde a entendu parler de ce peuple divisé, qui n'a plus de gouvernement depuis des mois.... Je parle de ça parce qu'une belge vient de se connecter sur le forum!
Qu'en pensez-vous? Comment ça va finir? Va t-on récupérer la Wallonie?
Quelle place pour Bruxelles? Capitale-Etat? Capitale européenne : destitution? study
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Sexe:FémininCapricorneTigre
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MessageSujet: Re: Le conflit entre Wallons et Flamands   Ven 11 Jan - 17:19

Je tiens à préciser que la Belgique a un gouvernement provisoire depuis le 11 décembre dernier ! Donc un mois jour pour jour (quelle émotion).
Provisoire car il ne sera effectif que pour une durée de 3 mois et dirigé par notre (vi c'est moi la belge)ancien premier ministre, Guy Verhofstadt.

PS: il faut un "d" à "flamands"
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emo
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Sexe:FémininCancerDragon
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MessageSujet: Re: Le conflit entre Wallons et Flamands   Ven 11 Jan - 17:24

corrigé Very Happy
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Thibault
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Sexe:MasculinLionDragon
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MessageSujet: Re: Le conflit entre Wallons et Flamands   Ven 11 Jan - 17:51

C'est quand les prochaines élections? Il y a une date fixe?
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Sexe:FémininCapricorneTigre
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MessageSujet: Re: Le conflit entre Wallons et Flamands   Ven 11 Jan - 23:38

Alors les élections régionales ne sont que l'année prochaine (2009), et pour précision, c'est le roi qui a chargé l'ancien premier ministre de monter le gouvernement provisoire.
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Thibault
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Sexe:MasculinLionDragon
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MessageSujet: Re: Le conflit entre Wallons et Flamands   Ven 11 Jan - 23:56

Le roi? Quel est son rôle? Qui est-ce? en colère
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MessageSujet: Re: Le conflit entre Wallons et Flamands   Lun 11 Fév - 22:45

Je dépose aussi la réflexion de mon psychanalyste. J'ai sa permission pour diffuser ce texte qui traite du conflit.

LA «QUESTION» FLAMANDE OU UN DIVORCE BELGE EST-IL POSSIBLE?



Lorsque j'étais représentant honoraire de la République de Croatie à
Bruxelles, au début des années nonante, en pleine guerre serbo-croate
(qu'on désigne en Croatie sous un vocable euphémique de «guerre
patriotique»), j'entendais souvent mes compatriotes belges comparer le
conflit serbo-croate au conflit communautaire belge. À tort, leur
disais-je, car les prémices historiques ne sont pas du tout les mêmes.
Il est vrai qu'à l'époque où nous vivons, l'histoire
a mauvaise presse. Je me souviens d'une anecdote. Lorsque je conduisais
une délégation ministérielle croate au Parlement européen, lors de la
visite chez le président du Parlement à l'époque; le socialiste
espagnol Baron Crespo, ce monsieur m'avait demandé comment on pouvait
expliquer ce conflit serbo-croate. Je lui ai répondu que je devrais
faire un peu d'histoire.
Là-dessus, il a répondu, se croyant très spirituel et très cultivé:
«Vous savez ce qu'a dit le philosophe marrane Maïmonide? «Si Dieu avait
voulu que les gens regardent en arrière, il leur aurait mis des yeux
dans le cou.» Je lui ai répondu: «Monsieur le Président, un philosophe
français a dit: «Les peuples qui ignorent leur histoire sont condamnés à la revivre.» Il s'est levé alors et m'a dit simplement: «Au revoir, Monsieur!»
Oui, l'histoire a mauvaise presse! Le grand psychologue jungien James Hillman l'a déjà constaté en écrivant : «Je chevaucherai ce cheval de l'histoire jusqu'à ce qu'il s'effondre, car je soutiens que l'histoire
est devenue le Grand Refoulé. Si, à l'époque de Freud, c'était la
sexualité qui était le Grand Refoulé et l'instigatrice du ferment
interne des psychonévroses, aujourd'hui, la seule chose que nous ne
voulons tolérer est l'histoire.
Non: nous sommes tous des prométhéens avec une foule de possibilités,
d'espoirs pandoréens, ouverts, désencombrés, avec l'avenir devant nous,
si divers, si beaux, si neufs – hommes et femmes neufs et libérés
vivant en avant vers une science fiction. Alors l'histoire gronde en dessous; poursuivant son œuvre dans nos complexes psychiques.»

***

Non, comparaison n'est pas raison, précisément parce que les paramètres historiques ne sont pas les mêmes:
Le destin funeste serbo-croate fut déterminé par des événements
historiques préalables à l'établissement de ces deux communautés
nationales dans l'espace géographique et historique qu'elles occupent
actuellement. Les Croates se sont établis en deçà de la frontière
séparant l'empire romain d'Occident de l'empire d'Orient (la rivière
Drina; frontière entre la Serbie et la Bosnie actuelles, rivière qui a
vu flotter sans doute le plus grand nombre de cadavres en Europe), dans
la province la plus orientale – la Dalmatie - de l'empire d'Occident,
les Serbes au-delà, dans la province la plus occidentale de l'empire
d'Orient (la Prévalitaine). Cette frontière a continué à déterminer le
destin de la région au moyen âge: La rivière Drina est bien le fleuve
qui bornera à l'Est l'Italie d'Odoacre, puis de Théodoric. C'est aussi
la limite au-delà de laquelle l'autorité carolingienne ne s'étendra
guère. C'est enfin la frontière qui marquera, en 863 (le schisme de
Photius); puis en 1054 (le schisme de Michel Cérulaire), les limites de
l'avance de l'église romaine.
Les communautés serbe et croate n'ont
donc jamais vécu dans le même orbite culturel, ni dans les mêmes
formations politiques (États). jusqu'en 1918, lorsque les grandes
puissances, au sortir de la Première guerre mondiale, et sous
l'influence de ce qu'on appelle «la doctrine Wilson»; à savoir une
théorie mal comprise et mal appliquée de l'autodétermination des
peuples, ont décidé de créer la Yougoslavie, sur base d'une identité
linguistique et ethnique supposée des Serbes et des Croates, sinon des
Slovènes. On sait comment cette «aventure» s'est terminée, en 1941
d'abord, puis, plus récemment, en 1991, à chaque fois; par une
catastrophe.
Il n'en va pas du tout de même avec l'aventure belge.
Il existe une province celtique belge dès l'époque romaine, dont parle
d'ailleurs César dans un célèbre passage de sa «Guerre des Gaules».
Historiquement,
on peut considérer que la Belgique existe bien avant la proclamation de
son indépendance en 1830. On peut légitimement considérer qu'elle est
née en quelque sorte au sortir de la Révolution du XVIe siècle par la
signature de la Paix d'Arras (17 mai 1579) entre le gouverneur espagnol
Alexandre Farnèse et «Les Malcontents», classes privilégiées autant
wallonnes que flamandes qui se sont unies par la Confédération d'Arras
(le 6 janvier 1579), après avoir arrêté la marche de la république
calviniste de Gand vers le Sud.
À partir de 1581, Farnèse s'empare des villes du Sud de l'union d'Utrecht (union des
partis
calvinistes), abandonnées à elles-mêmes par les provinces du Nord, et
notamment de Bruxelles et d'Anvers en 1585. Bien qu'il eût comme projet
de s'emparer également des provinces du Nord, il ne put achever cette
besogne, car le roi l'a rappelé en Espagne, de sorte que les provinces
du Nord ne furent pas reconquises. Les provinces du Sud, qui ne
portent, bien entendu, pas encore le nom de Belgique, mais de Pays-Bas
espagnols ou Pays-Bas catholiques, sont définitivement séparées des
provinces du Nord, tout au moins jusqu'en 1815, lorsque les grandes
puissances tenteront à nouveau de restaurer une Grande Néerlande.
Voici
ce qu'en dit Léopold Génicot : «À notre sens, la Révolution du XVIe
siècle n'a pas détruit la Grande Néerlande parce que celle-ci
n'existait pas. il n'y avait pas, sauf chez quelques lettrés, de vrai
sentiment national. il n'y a pas non plus de vraie communauté
politique, économique et culturelle entre les provinces du Nord et du
Sud. Mais elle en a empêché la constitution. Rien ne s'opposait à
celle-ci. il n'y avait pas d'antagonisme entre le Nord et le Sud et la
frontière du XVIe siècle est le résultat d'un pur hasard. Mais, après
la Révolution, les différences vont s'accentuer entre les provinces du
Nord et du Sud, en politique (guerres et barrière), en économie
(guerres économiques et structure économique), en religion (calvinisme
et catholicisme régénéré sous les Archiducs Albert et Isabelle.»
Par
contre, une autre comparaison, celle entre l'éclatement de
l'ex-Yougoslavie en 1941, puis en 1991 et de la Grande Néerlande en
1830 me paraît beaucoup plus pertinente.
De même que la monarchie
yougoslave (appelée à l'origine Royaume des Serbes; des Croates et des
Slovènes) fut érigée, comme nous l'avons dit plus haut, à l'initiative
des grandes puissances, et particulièrement de la Grande Bretagne, sous
la férule d'une dynastie étrangère aux Croates et aux Slovènes (serbe
et orthodoxe, alors que les Croates et les Slovènes sont catholiques),
de même la Grande Néerlande fut érigée par les grandes puissances de
l'époque, également à l'initiative de la Grande Bretagne, qui réussit à
convaincre les autres puissances victorieuses de Napoléon, et également
sous l'autorité d'une dynastie étrangère aux Flamands et aux Wallons
(les Orange-Nassau hollandais) et calviniste, alors que les Flamands et
les Wallons sont catholiques.
Dans les deux cas, l'État ainsi créé
est une construction artificielle. Rien ne rapproche les deux peuples,
comme l'écrit Génicot, tout les divise; la mentalité politique: les
Hollandais sont hostiles aux libertés modernes qui ont une faveur
croissante en Belgique (dans la monarchie yougoslave, les Croates et
les Slovènes sont républicains, les Serbes sont monarchistes); la
structure économique: apparemment complémentaire, l'économie
hollandaise (libre échangiste) et l'économie belge (protectionniste)
sont en opposition réelle (dans la monarchie yougoslave, les Croates et
les Slovènes se considèrent financièrement et économiquement pillés par
les Serbes). le caractère: le caractère froid, gourmé, «calviniste» des
Hollandais s'oppose au caractère plus jovial (Wallons), plus bon vivant
(Flamands) des Belges (dans la monarchie yougoslave, le caractère
centre-européen «occidental», légitimiste et un tantinet bureaucratique
des Croates s'oppose aux caractère «oriental» balkanique, réfractaire
et un tantinet anarchiste des Serbes). et last but not least, la
langue: le français a progressé sous les régimes précédents dans les
classes aisées en Flandre. le flamand, qui a évolué autrement, coupé du
néerlandais, fait que ce dernier est considéré par les Flamands comme
une langue étrangère (les innombrables tentatives des autorités
politiques de faire du croate et du serbe une seule et même langue ont
échoué face aux écrivains qui ont continué, dans la tradition
séculaire, à écrire dans leur langue, de part et d'autre).


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MessageSujet: Re: Le conflit entre Wallons et Flamands   Lun 11 Fév - 22:45

***

La question linguistique nous place
sans doute au cœur du problème entre les francophones et les Flamands,
tout comme en ex-Yougoslavie, où les tensions linguistiques entre
Croates et Serbes ont conduit à la «Déclaration sur la désignation et
la situation de la langue littéraire croate» (1967), prodrome de ce
qu'on a appelé le «Printemps croate» (1971), première étape vers la
proclamation de l'indépendance en 1991 que les grandes puissances, en
désaccord entre elles, ne peuvent qu'entériner. Il en fut exactement de
même avec la proclamation de l'indépendance belge en 1830. À part la
France (pour la Croatie, à part l'Allemagne et l'Autriche), les grandes
puissances y sont hostiles, mais faute de vues politiques communes,
elles ne peuvent que s'incliner devant le fait accompli.
Les origines et l'évolution de la question linguistique belge méritent également un tour d'horizon historique.
En
effet, la prédominance du français comme langue véhiculaire dans les
classes flamandes aisées ne s'est pas installée en un jour.
L'emprise
française a progressivement amené à une francisation spontanée de la
classe supérieure en Flandre. Les causes en sont multiples, politiques:
la Flandre est un fief français, ses princes sont francophones, le
français devenant la langue officielle de la cour et de
l'administration supérieure; économiques: les marchands flamands
travaillent surtout sur les foires de la Champagne, le français
devenant ainsi aussi la langue des affaires; religieuse: la métropole
religieuses de la Flandre est Tournai, possession royale française,
dont les évêques sont tous dévoués au roi de France, les monastères
flamands étant des fondations françaises; intellectuelles: en l'absence
de centres d'enseignement supérieur, les Belges (y compris les
Flamands) se rendent en France pour étudier (Paris, Orléans). la
Flandre y exporte aussi ses maîtres (Hendrik Goethals ou Henri de Gand,
par exemple); enfin le centre littéraire de l'Artois en Flandre
gallicante influe sur le Nord du comté de Flandre.
Ce processus
résultera par un divorce de plus en plus important entre la langue des
classes dirigeantes (le français) et celle du peuple (le flamand),
considérée comme un jargon barbare.
Ce clivage linguistique se
maintiendra sous les régimes espagnol, autrichien et français et se
radicalisera même (le français est la seule langue officielle et la
langue de la bourgeoisie) jusqu'à la seconde moitié du XIXe siècle, à
savoir jusqu'à l'éclosion du Mouvement flamand (Vlaamse Beweging),
suscité par des philologues et des écrivains, généralisé par la
propagande (journaux, bibliothèques, conférences) et fortifié par
l'accession des masses flamandes à plus d'instruction et de bien-être.
En voici le calendrier:
1873: usage du flamand dans les tribunaux;
1878: le français et le flamand sont sur pied d'égalité dans l'administration en Flandre;
1898: le flamand devient la seconde langue officielle dans tout le royaume;
1921: le flamand devient obligatoire dans les rapports avec les administrations publiques en Flandre;
1923: dédoublement de l'Université de Gand:
1930: flamandisation de l'Université de Gand;
1932: unilinguisme flamand dans l'administration.
Nous
y ajouterions volontiers une autre date, celle de 1924, lorsque des
députés flamands proposent un projet de loi instaurant les deux langues
comme officielles dans tout le royaume. Ce projet de loi fut rejeté par
les socialistes wallons. Si, par impossible, il eut été voté, nous
n'aurions sans doute pas aujourd'hui la situation à laquelle nous
sommes confrontés.

***

Il me reste à faire un commentaire psychanalytique de cette situation et de son historique.
Je
crois que nous sommes en présence ici de ce que j'appellerais
volontiers une méprise psychologique de part et d'autre de la frontière
linguistique.
En effet, toutes les frontières historiques
(politiques, religieuses, économiques) de la Belgique courent du Nord
au Sud (ou l'inverse), seule la frontière linguistique va d'Ouest en
Est (et vice-versa); toutes les principautés historiques belges étaient
bilingues. Les Wallons ne sont pas responsables de la francisation
progressive des classes dirigeantes flamandes.
Que se passe-t-il
donc? Il me semble qu'il s'agit là d'une sorte de projection mutuelle
d'un complexe collectif d'infériorité. Les francophones disent:
Qu'est-ce que c'est que ces gens qui veulent nous imposer cette langue
de paysans – quand ce n'est pas: cette mixture de patois dans lesquels
ils ne se comprennent même pas eux-mêmes -, alors qu'ils n'ont même pas
de culture? Les Flamands disent: Qu'est-ce que c'est que ces Wallons
qui se prennent pour des Français, alors qu'ils n'ont – précisément –
qu'une mixture de patois qui n'a aucune tradition littéraire? Mais
chaque fois qu'il y a projection d'une infériorité inconsciente sur
autrui, il y a, en compensation, une identification collective au pôle
opposé, la supériorité. Les francophones disent: Nous faisons partie
d'un domaine linguistique universel, et où peut-on aller dans le monde
avec le flamand? On pourrait rétorquer à ce sophisme que, dans ce cas,
il faudrait en supprimer des langues dans le monde! Les Flamands, eux,
disent: Nous avons une culture ancienne, une littérature, nous étions
connus dans toute l'Europe, et même certains compositeurs wallons du
XVe siècle furent classés dans les encyclopédies européennes dans les
écoles de polyphonie flamandes, sans parler du peintre tournaisien
Rogier de La Pasture qui a flamandisé son nom à la Cour des ducs de
Bourgogne à Bruxelles, en signant ses tableaux Rogier Van der Weyden.
Et les Wallons, ils ont quoi, eux, à part les charbonnages et Arthur
Masson? La bévue d'Yves Leterme qui chante la Marseillaise, alors qu'on
lui demande de chanter la Brabançonne, prend ici soudain tout son sens.

La question est donc: que peut-on faire pour sortir de cette méprise, ce malentendu?
La
réponse psychanalytique à cette question serait: il est nécessaire de
retirer les projections collectives négatives de part et d'autre. Mais
c'est évidemment plus facile à dire qu'à faire.
Je préconiserais –
et ce sera le mot de la fin – que ce soient les politiciens qui
s'attèlent à cette tâche, de part et d'autre, au lieu de briguer le
pouvoir par n'importe quel moyen, en renchérissant sur ces projections.

Antoine Pinterovic
Professeur en retraite
Psychanalyste


1
J. HILLMAN: «Peaks and Vales»; in: On the Way to Self-Knowledge, J:
Needlemqn and D. Lewis, Knopf, New York, 1976, pp. 114-147. Repris in:
Puer papers, Spring Publications, 1979, pp. 54-74. Traduit en français
par Thomas Johnson in: Le polythéisme de l'âme, Mercure de France-Le
Mail, Paris, 1982. La récente traduction française par Élise Argaud in:
La Trahison et autres essais, Manuels Payot, Paris, 2004, ne peut être
qualifiée que de lamentable, car ni fidèle, ni correcte.
2 L. GÉNICOT:Histoire de Belgique, Université de Louvain, 6e édition, p. 90.

Qu'en pensez-vous ?

Bien à vous,

Alexandre
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MessageSujet: Re: Le conflit entre Wallons et Flamands   Lun 11 Fév - 23:41

J'en pense que la comparaison entre conflit intestinal Flamands/Wallons et Serbes/Croates est tout à fait justifiable tant sur les projections négatives des peuples les uns envers les autres que sur une culture différente amorcée il y a des siècles. C'est très plaisant à lire. Peux-tu nous parler un peu plus de cette fameuse révolution du XVI°siècle?
Après, personnellement et avec mon infime culture historique, je vois tout de même une grosse différence entre ces quatres nations. Entre le traité de Versailles et "l'explosion" yougoslave il se passe 69 ans. Les conflis ont démarré juste après. La grande Hollande a été fractionnée il y a très longtemps. La Flandre et la Wallonie ont mis plus de temps pour commencer les hostilités.
Au lieu d'avoir un état voulant assujetir l'autre (cf balkans) on a en Europe du nord-ouest une nouvelle volonté de sécessionnisme.
Après que seront les désaccords si la sécession s'effectue? La Wallonie pourra t-elle être indépendante économiquement? Qu'adviendra t-il de Bruxelles? Que pourrait-il se passer si les wallons et flamands continuent à se dégrader mutuellement après une possible sécession?




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Yapadélis Hellas
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MessageSujet: Re: Le conflit entre Wallons et Flamands   Jeu 15 Mai - 10:53

Bonjour,

Mmmh, mon premier post sur ce site est destiné votre topic, les Flamands et les Wallons !!! attention ce sujet peut rendre fou ;-). Ayant des racines des deux côtés de la frontière linguistique, je lis avec beaucoup d'intérêt ce qui se passe là-haut depuis mon "émigration" en Alsace il y a 10 ans.
Bravo pour le long post mais la signature de l'auteur éclaire le texte sous un autre jour, j'espère donc qu'un Flamand vienne y corriger certaines parties du texte qui me semblent un peu partiales, j'aurai l'occasion ultérieurement de revenir sur ce sujet.

Une chose est certaine, depuis trop longtemps les Belges s'en tiennent à une sorte de pragmatisme qui, pour autant qu'il résolve (à mettre plutôt au passé) les conflits de "proximité" n'en repousse pas moins les échéances.
Nous voici donc arrivés quasiment au point de non-retour, les forces politiques en résence, à moins d'un arrangement "kafkaïen", ne pourront (voudront) s'entendre sur les thèmes majeurs.
Les partis politiques wallons sont trop faibles et les partis flamands traditionnels doivent composer avec une extrême-droite qui a une forte présence médiatique et des groupes très activistes, tellement présents sur le terrain qu'il ne fait pas bon mettre le drapeau national tricolore à la fenêtre dans certains villages même proches de la frontière française.
De toutes façons, les élites de la Belgique économique sont majoritairement flamandes, firmes, dirigeants, cadres supérieurs, même à Brussel, il devient de plus en plus difficile de trouver un interlocuteur wallon (dans mon secteur d'activités) ces personnes étant au minimum bilingues, cela ne pose aucun problème dans la conduite des projets et c'est quand même l'économie qui prime dans la gestion d'un pays. A suivre
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MessageSujet: Re: Le conflit entre Wallons et Flamands   Sam 24 Mai - 10:18

Je ne peut que conseiller les forums Belges suivant:
http://www.bruxelles-francophone.be/
http://forums.lesoir.be/index.php?showforum=1
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Joachim
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Sexe:MasculinTaureauChien
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MessageSujet: Re: Le conflit entre Wallons et Flamands   Jeu 29 Mai - 13:20

Il semble bien que le conflit résulte avant tout des politiques. c'est du moins ce que me disent les quelques belges (wallons comme flamands) que je connais par forum interposé. Les populations, elles, ne demanderaient qu' à s'entendre. A part une minorité, les wallons ne demandent pas le rattachement à la France, et les flamands ne veulent pas entendre parler d'une réunion aux Pays Bas. Bruxelles est complètement à part, car francophone à 88% en zone géographique flamande... Personnellement, je pense qu'il leur faudra coûte que coûte vivre ensemble, et commencer par se débarasser des hommes politiques actuels en les remplaçant par de vrais bilingues.

Concernant serbes et croates, ils ont au moins un point commun : à peu de choses près, ils parlent la même langue, même si les alphabets sont différents;
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Le conflit entre Wallons et Flamands

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