Ca vaut ce que ça vaut, mais dans la revue numérique EspacesTemps.net, est signalé un autre article de E. Jaurand sur le tourisme nudiste.
Il s'agit de : « Les sociétés locales face au tourisme nudiste. Résultats d’une enquête
qualitative sur la côte pacifique du Mexique » (avec
Juan Carlos Monterrubio) in Téoros, vol. 28, n°2, 2009, pp. 83-92.
J'avoue que ce n'est pas trop le genre de thème qui me passionnerait d'étudier en géographie, mais il me semblait intéressant de signaler un article récent sur ce sujet de topic.
Par ailleurs, autant les gender studies sont intéressantes dans leur façon de déconstruire les genres, et a fortiori, les rapports sociaux liés à ces structures, autant je dois être encore un peu trop "obscurantiste" pour apprécier dans toute sa plénitude l'étude géographique de la pratique du nudisme.
Cela étant dit, je pense qu'aujourd'hui, la géographie est comme l'histoire concernant ses sujets d'étude ; et c'est A. Prost dans ses 12 leçons pour l'histoire qui résume le mieux cela en invitant le lecteur à relever un défi qu'il lance : celui de trouver un seul sujet que l'histoire ne peut traiter.
Lorsqu'on a admis le fait qu'un "lieu" peut être 'visible', 'perçu', 'organiser', 'habiter' et - c'est le paradigme en vogue actuellement - 'exister' à toutes les échelles ; qu'un lieu peut être matériel comme immatériel du moment qu'il est compris dans un rapport avec l'homme ; il n'y a dès lors plus trop de limite quant à la nature de l'objet géographique.
J'aurais presque envie de dire qu'avec le géosystème comme défini par G. Bertrand dans son GTP, n'importe quel objet est en interaction spatiale avec l'homme et les autres objets.
C'est M. Lussault, dans l'Homme spatial, qui fait du virus du SRAS un acteur géographique générateur et consommateur d'espace, de territoire même. Alors le nudisme... facile !